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L'Histoire du Sticker Graffiti

L'Histoire du Sticker Graffiti

Le sticker graffiti est aujourd’hui un outil incontournable du street art et du graffiti.
Utilisé par les writers du monde entier, il permet de poser son blaze rapidement, discrètement et sur presque toutes les surfaces. Des premiers tags sur stickers de Taki 183 à New York aux stickers eggshell indécollables d’aujourd’hui, le sticker s’est imposé comme un moyen d’expression à part entière dans la culture urbaine.

Mais d’où vient le sticker graffiti ? Pourquoi est-il devenu aussi populaire dans le street art ? Et surtout, comment bien choisir ses stickers et ses marqueurs pour être efficace, que ce soit pour l’extérieur ou la collection ?

Dans cet article, Chrome Drips te raconte l’histoire du sticker dans le graffiti, ses avantages, les différents types de stickers (Label 228, Eggshell, vinyle…) et les meilleurs outils pour les customiser.

L'histoire du sticker dans le graffiti et le street art

Années 70 : le précurseur du sticker

Tout commence avec Julio 204, un jeune portoricain qui travaillait comme coursier à vélo à New York.
Il a commencé à taguer son surnom "Taki183" sur les murs, les trains et les bâtiments de la ville pour se faire connaître et pour exprimer son art, comme il était d'usage à ce moment-là, aux balbutiements de notre culture. Son travail a attiré l'attention des médias et a été mentionné très vite dans un article du New York Times en 1971, ce qui a contribué à populariser le mouvement du graffiti dans le monde entier. Il fût l’un des premiers graffiti artists «connu» à utiliser le sticker comme moyen d’expression en plus du marqueur et de la bombe de peinture, ce qui lui permit de poser son blaz sur bien plus de spots que tous les autres : la motivation extrême du « partout, tout le temps ».
Le sticker art était né.

Label USPS 228 sticker graffiti

Taki 183 sur Label 228 USPS Priority Mail

Années 80 : de skate et de graffiti

Le mouvement graffiti se développe, des villes comme Philadelphie et Paris commencent à être « ravagées » ; le graffiti est désormais un mouvement connu mais reste subversif.
Dans la culture des années 80, le sticker a une grande place : coloré, pratique, il est discret et peut coller à quasiment toutes les surfaces. Les moins jeunes d’entre nous s’en souviennent : customiser nos affaires avec des stickers à l’effigie de nos héros préférés était alors un passage obligatoire.

Durant cette décennie, les marques de skate telles que Santa Cruz pour ne citer qu’eux, se mettent à distribuer des stickers dans leurs magazines afin que les skaters puissent décorer leurs boards, les surfers leurs planches… lorsqu’un certain Shepard Fairey, alias Obey, s’empare du mouvement et se fait repérer grâce à son sticker collé en masse dans les rues : « André The Giant Has A Posse ».
Tout le monde se demande alors d’où viennent ces autocollants qui fleurissent partout dans New-York… ce qui popularisera le mouvement du sticker graffiti.

Dès lors, la discipline dépasse les frontières de Rhode Island, ville natale de Fairey, et se fait bien vite repérer par de nombreux taggers et graffeurs, car il faut dire que le sticker a plusieurs caractéristiques non négligeables : ils sont discrets, moins encombrants, faciles à poser partout, à se procurer (les fameux stickers "Hello My Name Is" sont utilisés lors de réunions de communautés aux USA, les Label USPS 228 distribués gratuitement dans les bureaux de poste) et plus simples à réaliser.
Enfin, ils peuvent s’échanger et donc voyager partout dans le monde par simple envoi postal, ce qui leur confère une portée sans précédent.

La célèbre "Screaming Hand" par Jim Phillips


Sticker "André The Giant Has A Posse" par Obey

Années 90 : l'âge d'or

Cette décennie est considérée par certains comme l’âge d’or du sticker : encore underground mais connu des aficionados. De plus en plus d’artistes émergents utilisent cette forme d’art aussi bien sur des petits formats que sur les murs sous forme d’énormes fresques apposées à la colle papier peint.

Aussi grandes ces oeuvres soient elles, il est important de noter que la plupart de ces stickers sont encore faits à la main, et circulent principalement dans les shops et les communautés d’artistes locaux.

A ce moment là, on a pu voir se populariser l’utilisation des Label USPS 228 Priority Mail (les mêmes que Taki183 utilsait) un peu partout dans la rue, que l’on retrouve aujourd’hui énormément dans le milieu du sticker art partout dans le monde.

A la fin des années 90, l’opinion sur le graffiti se met à changer, les fresques demandées par certaines grandes villes, comme New-York, aidant : il ne s’agit plus d’un mouvement underground, inaccessible et considéré comme sale, et ses frontières avec l’art plus « classique » se sont estompées : ce qui était alors une nuisance publique aux yeux de certains est maintenant intronisé au panthéon des beaux-arts, ce qui a amené la pratique à migrer des murs extérieurs à l’intérieur des galeries, et sur différents autres supports, notamment le sticker.

Sticker le "S", symbole graffiti des 90s. 

Années 2000 : le sticker dans la culture populaire

Finalement reconnu comme un moyen de promouvoir son art et ses messages, - politiques ou non -  par beaucoup de graffeurs mais pas seulement, nombreux sont ceux qui se sont mis à coller régulièrement et à participer à cette “guerilla” du sticker graffiti, sur des murs jusque là réservés à la publicité. Le même principe que pour le tag au marqueur et à la bombe.

Parmi eux au début des années 2000, Matthew Hoffman se rend populaire avec son fameux sticker « You Are Beautiful », à coller dans les lieux publics, comme un vandalisme transmettant un message positif et parlant à tout le monde. On estime que ce sticker a été collé à ce jour à plus de 8 millions d’exemplaires à travers le monde par sa communauté (ses stickers sont commercialisés sur son site http://blablamathoffman), donnant alors naissance à l’essor du sticker art à message, dont le célèbre « ban comic sans », de Dave et Holly Combs, qui se sont inspirés de la façon dont les graffeurs et le graffiti s’emparaient de l’espace public sans compromis, de manière brute et sincère.

Nombreux sont les artistes hors graffiti qui ont commencé à utiliser le sticker et le collage à cette époque : sorties d’albums, concerts… les autocollants pouvant être posés absolument partout, les artistes moins mainstream que les autres faisaient alors un pied-de-nez à la société de consommation ainsi qu’au capitalisme, qui nous assène de publicités - pour lesquelles eux ont payé - du matin au soir, les extérieurs des villes étant dominés par les publicités ambiantes.

Années 2010 - Maintenant : la démocratisation

Le graffiti et toutes ses disciplines étant désormais popularisés et connues de tous, le sticker est définitivement rentré dans les moeurs : messages politiques, groupes, marques de vêtements (notamment Supreme). Chaque graffeur, tagueur - ou presque ! - a désormais son graffiti sticker, fait main ou pré-imprimé. Et pour cause : cela amène de nouvelles pratiques, de nouvelles façons de pouvoir poser partout, tout le temps, avec moins de risques, et parfois dans des endroits moins possibles à atteindre ou, au contraire, plus en vue de tout le monde.

Avec le développement des réseaux sociaux, la popularisation du sticker art est désormais à son apogée : tous les artistes peuvent s’échanger leurs stickers personnalisés, à customiser, faire des "collabs" ensemble...
Des comptes Instagram comme Peel Magazine, Blank Graffiti Slaps, et bien d'autres témoignent de l'essor de cette pratique, allant du collectionneur à l'artiste confirmé réalisant des pièces sublimes en passant par l'organisateur d'événements 100% stickers graffiti.

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Pourquoi le sticker graffiti est indispensable pour les writers

Une pratique accessible à tous

On trouve du sticker partout, des graffitis shops aux rouleaux des balances dans les magasins… tout ce qui colle peut faire le job ! 

Discrétion et rapidité d'exécution

S'il peut être très grand (voir le sticker game de Berlin), son principal avantage repose  sur le fait qu’ils soit beaucoup plus petit qu’un tag ou qu’une pièce sur un mur, un store… et peut donc être posé partout. Libre à toi de les découper pour en faire des minis pièces à coller dans les endroits les plus improbables.
Pas de bruit, léger, il suffit de le poser et bam, ton blaz se retrouve partout où tu le souhaites : murs, plafonds, mobilier urbain (ou non).
Toute surface est bonne à sticker.

Une portée mondiale grâce aux échanges

Comme l’ont compris Taki183 et Obey, la portée du sticker est sans limites : nombreux sont les sticker artists qui s’échangent des packs de stickers par la Poste et permettent de retrouver tes oeuvres au Brésil ou au Japon alors que tu viens de France. Le meilleur moyen de faire tourner ton blaz.

Collabs et techniques infinies

Plusieurs artistes sur un même sticker, souvent collés à la suite, avec un thème de couleur, de style... comme un jam sur un mur. Les possibilités sont infinies en terme de détails et de techniques : le marqueur, la bombe… tout ou presque est possible sur un sticker!

Comment bien choisir son sticker graffiti ?

Stickers Graffiti Metro Flux Systems

Stickers Flux Systems - 14 modèles disponibles

Sticker graffiti pour intérieur ou extérieur ?

Tous les stickers n'ont pas les mêmes propriétés. Papier classique, vinyle ou eggshell : le choix dépend surtout de l'usage.

Pour la collection ou la customisation, un sticker classique peut largement suffire.
Pour un collage durable en extérieur, les stickers eggshell ou vinyle résistant sont souvent privilégiés.

⏩️ Pour un comparatif entre stickers classiques, vinyle ou eggshell, consulte notre guide complet ici

Sticker eggshell : le choix numéro 1 pour la rue

Avec son vinyle dit ultra-destructible, c'est dire qui se casse en petits morceaux si on essaie de le décoller en une seule fois - donc quasi impossible à enlever !

Label 228 USPS Priority Mail : le sticker graffiti classique

Design iconique, parfait pour réaliser des mini sketches, des collabs entre artistes, et pour donner un look délicieusement old school à tes stickers graffiti. 

Sticker vinyle Flux Systems 

Les trains, les métros... Les roulants. Nos monstres de fer adorés, en vinyle résistant et convenant parfaitement à l'extérieur comme à l'intérieur : avec leur format 7x14cm, les stickers Flux Systems sont idéaux pour préparer ton prochain panel ou faire une collab.

Stickers Hello My Name Is 

Le classique, pour montrer à tout le monde que tu es là en toute discrétion : le sticker graffiti Hello My Name Is, plus connu sous le nom de HMNI, est LE classique old school du sticker avec le Label 228, et celui à avoir absolument.

Stickers personnalisés : une solution rapide et efficace pour le sticker graffiti

Les stickers personnalisés sont aujourd’hui largement utilisés dans le sticker graffiti, aussi bien par les writers que par les collectifs ou les marques indépendantes. Ils permettent de produire rapidement de grandes quantités de stickers avec un visuel constant, tout en conservant une excellente qualité d’impression.

 

Où acheter des stickers graffiti de qualité ?

En résumé : trouver des stickers graffiti de qualité n’est pas toujours simple. Chez Chrome Drips, on sélectionne pour toi les meilleurs stickers, adaptés à tous les usages et styles.

Découvre toute la gamme dans le shop et choisis les stickers qui correspondent à ton style et à ton terrain de jeu.

 

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